Alors on prie pour que tout s'active un peu et qu'on ne reste pas inlassablement sur notre fin. Et pourtant les heures s'égrennent sans paraître si longue et le mercredi après-midi est une évidence. Tout est étrangement possible...

Mais il reste encore l'étincelle d'envie brille encore et nous pousse à tout désirer. Il n'y a rien à craindre tant que le soleil brille.
Même les souvenirs restent de pathétiques fantômes, et les colères qui s'enchaînent, se suivent et se détestent sont à peine ridicules, à peine insensées, à peine nées que déjà morte.
Je voudrais bien quand même...
Mais je ne regrette plus les instants perdus et c'est étrange de se retourner et de juste constater que qui on était n'est plus tout à fait là et que nous avons encore changé, encore une fois. Je ne cours plus après le temps passé, le temps partit qui s'en est retourné, peut-être que je me mens. Ce n'est pas très grave je ris d'aller de l'avant et de m'habiller encore tout en noir. Et d'en être mieux.
Adieux souvenirs, adieux beaux sourires, adieux jours heureux, bateaux de papier lancés sur l'eau qu'emporteront dans leur chute les feuilles mortes de l'automne. Notre mort viendra plus tard et nous vivrons d'abord, par amour pour vous.

