jeudi, août 30, 2007

Vos beaux yeux Marquise d'amour mourir me font.

[Je m'en fous tu sais que tu m'appelles ou pas, que tu sois très loin de moi ou non, je t'aurais, je veux t'avoir, et puis pour moi aussi tout va bien!]

J'envoie valser. Je reprend ma colère et je ris au nez de tous, je ne me laisserai pas avoir, personne ne me fera plier. Parceque je ne vais pas laisser gagner quelqu'un d'autre que moi, surtout pas quelqu'un que j'aime, parceque je ne me laisserai plus blesser par d'autres que moi.
Je peux bien m'enfermer dans toutes les prisons du monde je ne me laisserai pas écraser. [C'est beau les résolutions de l'été. Et dans un mois je serais toute noire, du rimel plein les yeux et du sang plein les bras. Bon, et puis un grand sourire de colère sur les lèvres.]
Je peux bien décider d'envoyer chier le prochain pauvre type qui me demandera d'aller boire un coup avec lui, je peux bien jurer de ne plus aimer personne puisque j'ai décidé de l'aimer bien, je peux bien tout promettre. Les promesses s'efface si vite, personne ne les retient, aussi stupides et inutiles que l'amour. "Non plus ne soyez cyniques en amour qui est en face de toute stérilité, aussi éternel que l'herbe." Oui à la fin je reviendrai à ce texte, à ces mots gravés en moi, et je serais parfaite, presque prête à aller au Paradis.
Pour le moment je nargue l'enfer et tant mieux, je suis bien trop naïve pour qu'il m'atteigne. Rien ne me salit, hein?



Je n'y crois pas, moi, à tous mes grands airs.
Mais croyez-y vous, ça me fait rire, ou pleurer, de vous entendre parler de moi sans jamais trouver qui je suis, sans jamais me toucher. Vous ne m'effleurerez même pas.
Je rêve toujours de partir.

mardi, août 28, 2007

I'm glad you hate me. I'm totally understanding, I do the same : hating myself.

Il faut absolument faire comme si l'on valait mieux que le reste du monde. Juste pour ne pas se faire écraser.
L'arrogance comme un leurre pour exister. Même si derrière ça il n'y a qu'une immense pitié.

dimanche, août 26, 2007

Et on finit par se dire que, si elle était morte, ç'aurait été mieux pour elle. Et pour nous aussi peut-être.

[Ne cherchez pas à comprendre mes titres.]

(Je vous offre une histoire de rien, à peine commencée, toujours pas finie)

Elle a sous les pieds tout un monde qu'elle admire. Si elle lève les yeux elle peut voir l'univers et lui sourire, elle a tout son temps. Tout son temps pour décider si oui ou non elle va sauter.

Elle s'éveilla à midi ce jour là. Elle ouvrit les yeux quelques secondes avant que les cloches ne sonnent et ne les referma pas. Elle s'était endormie la veille, pour la première fois depuis plusieurs mois, sans même s'en rendre compte. Elle se leva immédiatement, mais lentement, comme si le monde allait s'effondrer si elle se précipitait. Elle croisa son reflet dans la glace et lui accorda un regard, elle s'arrêta même, le fixant d'un air absent puis le dévisageant avec intérêt. La fille dans le miroir lui souriait, oh pas grand chose, un sourire à la Mona Lisa mais quand même. Elle passa une main dans ses cheveux courts, trop courts il faudrait les laisser repousser, puis sortit de la chambre. Elle erra un moment dans l'appartement qui lui parut immense. Elle passa dans la cuisine, ouvrit le frigo, vide évidemment, elle retourna dans la couloir. Elle ouvrit une fenêtre, l'air s'engouffra dans la pièce et fit voltiger le rideau. Elle s'appuya à la balustrade et se pencha en avant aspirant l'air printanier d'un air béat. Elle se retourna, contempla les murs blancs d'un air songeur, elle imaginait déjà les toiles qu'elle pourrait y accrocher. Elle retourna dans la chambre, attrapa un sac qui traînait là sans raison et y jeta les débris de verre et les mégots qui jonchaient le sol.
Elle ferma la porte à clefs derrière elle, descendit les escaliers et se retrouva dans la rue. Elle inspira l'odeur chaude de pâtisseries qui sortait de la boulangerie d'à côté et traversa la rue. Il n'y avait personne sur la place de l'église, le vent chaud balayait les restes du marché de la veille, personne dans le cimetière, et les morts ne sont jamais très bavards. Elle tourna en rond un moment entre les tombes, elle n'était pas certaine de vouloir découvrir ses fantômes immédiatement et ne s'y attarda pas. Elle descendit la grande rue sous le soleil sans penser à se précipiter dans l'ombre. En réalité elle ne savait pas très bien où elle allait ni ce qu'elle faisait, cela n'avait pas vraiment d'importance, seul comptait le monde qui s'offrait, neuf et désolé, à ses yeux. Elle était ravie, sans savoir pourquoi, de déambuler dans la ville fantôme dans la chaleur estival de ce dimanche.

Elle portait des souliers vernis rouges et une robe à pois de la même couleur, elle avait des cheveux blonds et des yeux bleus, sa bouche était rehaussées de rouge. Elle déambulait dans les rues le nez en l'air, un léger sourire sur les lèvres, elle marchait l'air de rien comme si rien n'avait réellement d'importance. Elle sortait ainsi tous les jours puis elle rentrait chez elle, fermait soigneusement la porte du vieil immeuble puis ouvrait, tout aussi méticuleusement, toutes les fenêtres de son appartement. Ensuite son ombre s'agitait longtemps derrière les murs de briques, parfois elle s'arrêtait, s'appuyait à la fenêtre et respirait les derniers rayons de soleil. Elle souriait toujours.
Je le sais parceque depuis quelques semaines je ne fais que la suivre. Je l'ai croisée pour la première fois un dimanche après-midi, il devait être quatorze heures, il faisait très chaud et il n'y avait personne dans les rues. Personne sauf elle et moi. Elle ne m'a pas vu, elle ne regardait pas vraiment le monde des hommes, je crois que même si elle avait été prise dans la foule elle n'aurait rien vu d'autre que le soleil sur les murs de la ville. Pourtant j'étais là et moi je n'ai pu voir qu'elle dans sa robe rouge piquée de blanc, je crois qu'elle ne porte que du rouge et du blanc, plantée au milieu des pavées qui provoquait le soleil en riant. Je ne pouvais passer sans la voir, je pensais d'ailleurs ne jamais plus pouvoir passer mais ce jour là j'ai continué à marcher et je l'ai dépassée. Je l'ai revu le lendemain sur le pas de ma porte, son regard s'est posé sur moi comme un papillon, sans me sentir, elle avait toujours son sourire. Je suis sorti et je l'ai suivie, longtemps, elle n'a pas cessé de marcher, ce jour là encore j'ai fini par partir. Mais depuis quelques temps je la suis partout, je ne fais rien d'autre que la suivre, un jour j'entrerais chez elle pour savoir ce que cache cette vie si anodine.




II-

Je suis entré chez elle, elle était assise à la fenêtre et elle se demandait si, cette fois encore, elle allait tomber. Elle attendait encore de voir le monde à l'envers, d'être infiniment libre pendant un instant qui lui semblerait infini. Jusqu'à l'impact.
Mais elle était derrière la ballustrade en fer forgé et le vide qui la tentait ne pouvait l'engloutir. Je l'ai observé un moment, elle me tournait le dos et n'a rien vu. Le soleil inondait la pièce et la baignait de lumière, on aurait dit une apparition merveilleuse entourée d'un halo doré. Je me suis demandé pourquoi elle restait là, devant cette fenêtre, dans cet appartement, alors qu'elle ne souhaitait qu'une chose, partir.

Elle habitait au cinquième étage d'un vieil immeuble qui en comptait six. Elle était la seule locataire, depuis longtemps tous les autres, propriétaires ou résidents passagés, étaient partis ailleurs. Seuls revenaient parfois un ou deux vieux couples qui avaient conservés leur appartement comme résidence secondaire. Elle elle avait depuis longtemps trouvé, dans l'ancienne loge du concierge, le passe pour ouvrir toute les portes et parfois, lorsque l'envie lui prenait, elle visitait l'immeuble et ses appartements vides aux planchers grinçants. Dans certain elle avait transporté certaines de ses affaires et s'y retranchait lorsqu'elle en ressentait le besoin. Elle avait par exemple déménagé son bureau et sa machine à écrire au sixième, juste sous les combles, et elle venait certains soirs d'été, ou les après-midi d'hiver, écrire dans la chaude lumière qui tombait de la lucarne ouest. Les autres appartements, ceux qui étaient encore meublés, elle aimait y entrer et respirer l'air lourde de poussière et de passé. Parfois elle s'amusait, avec un vieux plumeau déniché dans l'un d'eux, à faire les poussières. Ensuite elle déambulait de pièce en pièce et se mirait dans les miroirs abîmés et vieillis par le temps. Elle enfilait une robe abandonnée là par une femme de passage et prenait le thé dans une des salles à manger bourgeoise.
Son appartement à elle faisait un peu partie de ses appartements dans lesquels elle évoluait. Il était clair, aéré, propre et vivant mais il ne lui appartenait pas plus que les autres. Elle ne payait plus le loyer depuis plusieurs années, le propriétaire devait être mort sans laissé d'héritier, elle ne recevait plus que les factures d'eau, de gaz et d'électricité.

Je ne sais comment elle vivait. Elle ne travaillait pas, elle se contentait de déambuler dans les rues, un peu présente, un peu absente. Parfois elle rentrait dans un magasin et faisait des courses, le plus souvent elle acheté des légumes et des fruits, quelquefois de la viande, mais surtout des oeufs. Parfois aussi, plus rarement, elle rentrait dans une de ces boutiques féminines et achetait du khôl, du mascara ou un baton de rouge. Il est vrai que je ne l'ai jamais vu sortir sans être maquillée.
Je suis entré chez elle par hasard, parcequ'elle avait laissé tomber un mouchoir rouge parsemé de pois blanc. Je l'ai trouvé en contemplation devant sa fenêtre et je n'ai pas osé la déranger. Alors j'ai laissé le mouchoir près de la porte et je suis reparti. Elle ne m'a pas vu cette fois encore, pas plus que la dernière fois elle n'a senti ma présence. Mais moi qui la voit je sais qu'un jour je la toucherai.

samedi, août 25, 2007

Maybe I drink too much whisky? (Would eating whiskas be better?)


[She wanna kill Mom and Dad as I want to burn my room]

Entre de flaques d'eau on se retrouvera. Le temps des larmes ne passe jamais et même au milieu du rire j'ai souvent pleuré. Jusqu'à ne plus me demander si ça avait un sens ou non. Le plus souvent ça n'en a pas.
Comme ses cris à elle. Ils m'ont oté l'envie de beaucoup de choses sans le savoir et je suis devenue très capricieuse. La vie à cinq nous détruit tous mais ils ne nous aiderons pas à partir.

Il faut que le monde reste fantastique, je ne serais pas normale, je le suis déjà, et si je travaillais à le devenir je ne serais plus rien.
Alors deux erreurs grossières, deux crises de larmes, de sang ou de rire, j'avale du whisky et je prie la mort de m'offrir le sommeil. Et après tout la dernière fois ça a marché, se laisser mourir pour oublier qu'on nous déteste. J'aime le poison et la folie éphèmère, dans le noir et la solitude, la chaleur de l'alcool au creux de la gorge. Et ça nous fait rire. On s'en souviendra? Et les 'je n'aurais pas dû' passeront-ils? Sont-ils déjà passés?


Le monde m'agace. Et j'agaçe le monde. Mais je suis jalouse de tous ceux qui ont plus que moi, de ceux qui gardent leur sourire et de ceux qui garde leur larmes, de ceux qui gardent l'amour et de ceux qui ne l'ont pas, de ceux qui meurent et de ceux qui vivent. Et moi je reste instable à faire comme ci j'étais mieux que tout.
C'est égal.
Tout est erreur, j'aimerais bien savoir qui je serais. Faute de savoir qui je suis.

All around : blue sky. No clouds for us.

I take beautiful pictures you know.
I read fucking books.
And I'm in the best mood we could be.

Parce que certains livres ont un pouvoir que l'on imagine pas, parceque ce livre est un peu le livre jaune du héros, parce qu'on voudrait être aussi parfait que Dorian gray, aussi libertin et fin que Lord Henry, aussi sage que Basile, lisez Oscar Wilde. (on peut bien fair de la pub pour les morts.)
Un jour je parlerai de Cohen, qui chante l'amour parfait et malade, Cohen qui m'enchante aussi.


J'ai griffoné mon numéro sur le ticket de caisse et j'espère qu'elle réussira à le lire parcequ'après tout ce temps j'aimerai bien la revoir. Comme elle que j'ai retrouvée aussi et que je croise parfois, et elle qui est partie là-bas (et c'est très loin Nantes quand même avec en plus toutes ces années passées.). Un peu bizarre toutes ces rencontres sous les néons jaunes d'Auchan, mais ça fait rire, ça fait plaisir. Moi qui ne voulait pas y aller, ça va me manquer, tous ces sourires, tous ces bonjours, tous ces gens, et cette possibilité de partir, de quitter la maison surpeuplée pour se réfugier dans le monde de la consommation-séduction. Et quand je serais plongée dans l'abîme des études je regretterai cet été et le bruit de la caisse. Parce qu'on rigole bien quand même. [Plus qu'une semaine et le suite me fait peur je crois]

Et toi tu te souviens, dis, de l'odeur des chamallows grillés,
à moitié cramés qui nous brûlaient la langue? C'était l'été aussi, un autre temps, d'autres rires. Mais où que ce soit c'est toujours pareil, le soleil réveil le bien-être. Et moi, je ne m'en plains pas.

Je voudrais que quelqu'un me lise [puisqu'on m'attend déjà un peu partout.]
|Un jour mon bonheur se dissoudra (encore pire qu'avant, que maintenant) et beaucoup diront que ce sera bien fait pour moi. Peut-être. Surement. Je le sais depuis toujours que la jeunesse n'est pas éternelle, que la mort vient et que le désir se fane.|

Mais pour le moment j'ai encore envie d'embrasser des lèvres et de voler des baisers.

vendredi, août 24, 2007

Lettre à celle aux yeux de neige.


Parceque je n'ai toujours pas poster ta lettre! Parceque tu l'auras, et qu'elle sera très belle. Parcequ'elle contiendra tout mon été.

En attendant je t'écris ici. Parceque je n'irais plus là bas moi non plus tu sais, parceque 6 mois qui disparaissent sans laisser de traces ça me reste un peu en travers de la gorge, parceque la dernière note porte la marque de Décembre, parcequ'il y avait autre chose que l'envie de mort dans les notes suivantes. Je ne posterai plus sur 20six. J'irais ailleurs, je suis ici. Je te donnerai les autres adresses, il y en a tellement.
Je resterai juste chavirée, parceque j'ai assez cherché ce nom qui m'irait mieux que tous et que maintenant que je l'ai trouvé, mon nom terrible, je ne lacherai pas.

L'été finit. Est-ce que tu es triste encore? Ou juste en colère? J'irais te lire encore, mais quand je te lis j'ai peur que tu tombes encore très bas. Moi aussi j'ai peur quand je n'ai pas de nouvelles de toi.
Il faudra que je te raconte tout. Il y a beaucoup à dire j'en ai peur, pleins de larmes et pleins de rire mais au fond du rire surtout. Je suis heureuse, sans trop savoir si c'est très malin, mais comme je suis aussi en colère je m'en fiche, je suis invincible et même Novembre qui va revenir ne me fait pas peur, même les morceaux de verre qui trainent encore ne m'effraient pas. Ce n'est pas très sage, mais j'aurais mal après, peu importe pour le moment.
Mais il faut qu'on se voit. Parceque ça fait plus d'un an maintenant, parcequ'il faisait beau ce jour là, parcequ'on était superbement malheureuses, ou pas vraiment.

C'est bizarre le temps qui passe. Les rencontres au hasard et le temps qui s'égrenne. Est-ce que tu as gardé les premières notes de ton blog? Je crois que j'en ai certaines que j'avais prises pour te les corriger. Je crois. Mais je ne suis pas sure. De ce qu'il y avait il y a plus d'un an tout ce dont je suis sure c'est que je garde une rose au creux du coeur.
Je crois que c'est ça qui me fait pleurer sans raison, une rose ou un papillon qui grandit depuis très longtemps et qui au moindre souffle agite ses ailes ou ses épines et me transperçe. Parceque je suis beaucoup trop sensible au fond, et c'est tout. Aucun mystère, aucune raison valable. L'année prochaine sera surement rouge et noire, mais tout ira bien.

Je vais t'écrire une longue lettre encore, j'y mettrai l'immense soleil qui a brillé sur mon été, comme tous les étés.
Puisque ces quelques mois sauvent mon âme chaque année, il faut les écrire et les garder précieusement. Il n'y a qu'à ces moment là que je suis toute puissante.



jeudi, août 23, 2007

I'm not the only one who make mistakes!!!!

Dans ses sms j'ai l'impression qu'elle recommence à se penser plus "mature" que moi. Parceque dès que je lui fais signe elle me demande si j'ai "encore fait une connerie" ou si "je n'ai pas de problèmes au moins". Et évidemment la réponse est toujours oui. "J'ai encore fait n'importe quoi, je suis encore allée très mal et j'ai envie de te parler". Mais ça je ne le dis pas souvent et puis de toute façon j'ai beau pleurer je relève toujours la tête avec le sourire. C'est plus fort que moi l'été tout va bien, je suis une gamine heureuse qui n'a peur de rien, ça fait du bien.

Et même la rentrée ne me fait pas peur, même la mère de famille qui veut m'enlever mes souvenirs et me planter mon avenir dans les mains ne parvient pas à faire disparaître l'extase estivale. Même la pluie n'efface pas mon sourire. Et le soir dans mon lit, collée au téléphone j'écoute leur voix qui rient aussi.
[I'm a Supergirl]

Pour une fois que j'ai l'occasion d'être publiée je n'ai toujours pas renvoyé la lettre. Je suis un peu idiote.
Mais comme je veux toujours tout je finis par ne plus rien vouloir.
J'ai juste envie d'embrasser des bouches amoureuses et souriantes. L'envie des baisers ne passe jamais.

Je suis décidement heureuse. Malgré tout.

Kiss me I'm beautiful [it's not true]

A comme Arrogance [ou Abus de pouvoir]
B comme Bavarde [parceque oui je parle trop]
C comme Clémence [ou Courtisane]
D comme Démence [ou Décadance ou Désir]
E comme Elégance décalée [ou Erotisme]
F comme Fragments de coeur [ou Flagrant délits]
G comme Grandeur [ou Grande Gueule]
H comme Hystérie [ou ce dont je ne souffre pas vraiment]
I comme Indécence [ou Ivresse]
J comme Jeunesse [le seul trésor que nous avons]
K comme Kyrielle de désir [l'infinité des sensations]
L comme Luxure [ou Liberté]
M comme Mydriase [ou Malaise]
N comme Névrose [ou Noirceur]
O comme Onirisme [ou Orgasme]
P comme Poupée [ou Pleurs]
R comme Rose [la fleur du petit prince]
S comme Sang [ou Saine et sauve ou Suave ou S***]
T comme Téméraire [ou Thé]
U comme Unique [toujours]
V comme Vivante [il faut bien]
W comme Walkyrie [la folie féminine]
X comme Xanthie [la folie des papillons de nuit]
Y comme Yin [féminité et mystère]
Z comme Zoopathie [je suis un chat.]

Et moi la pire, aimée des meilleurs.

jeudi, août 09, 2007

Bonjour tristesse.

On m'a encore expliqué la vie. [Des fois ça fait du bien. On pense toujours que je sais rien de rien.]
Le verdict est toujours le même. Fille sans coeur. [Fille d'acier, la même que celle du poème de Prévert, fille en fer blanc, fille rouillée.] Avant ça passait, maintenant... Maintenant ça passe encore va. C'est vrai que là, depuis pas si longtemps que ça, j'ai laché les fils barbelés qui l'enserraent mon coeur, et je ne saigne plus.
Il y a souvent comme un accord tacite entre eux tous et ils sont tous d'accord. D'accord mes sentiments sont enfermés dans une jolie boite en métal doré et moi, démon de la luxure, bélial infidèle, je suis l'insensible. Et si c'était vrai, j'aimerais bien.
L'été c'est vrai, peut-être. Mais j'ai peur que, quand il va venir lui, ce soit pas tout à fait ça.
C'est lourd le bonheur, dur de pas le laisser s'échapper. Mais j'aime bien aussi ne rien ressentir d'autre que l'immense liberté des nuits d'été.
[Je suis super puissante!]

mercredi, août 08, 2007

Je ne suis pas celle que vous croyez.

Après-midi géniallissime à Paris. "Ask' elle est un peu schyzophrène, elle a quelques dédoublements de personnalités parfois" moui moui m'enfin n'exagérons pas.

De qui j'étais et de qui je suis. Parcequ'il a admis que je n'étais plus celle que j'avais été. Depuis le temps que je le dit!

["Il est sur que Clémence est sûrement la plus grande étudiante littéraire du monde" c'est ce qu'a affirmé Albert Cohen lundi dernier à un parterre de journalistes rassemblés à Orléans pour le rencontrer.]
Même pas en rêve. Mais à 23h30 pourquoi pas?
[
Pourquoi Clémence a perdu les présidentielles.

Par Nelson Legla , analyste politique de la rédaction.

Le 21 avril dernier, malgré la sa constante progression dans les sondages depuis le début de la présidentielle et les encourageant résultats qu'elle avait réalisés lors des dernières élections municipales à Orléans, Clémence a subit un échec cuisant en ne mobilisant pas assez d'électeurs pour être présente au second tour.

Le soir du premier tour des élections, tous les espoirs mis par le parti des étudiante littéraires en sa candidate sont partis en fumée. Malgré sa forte côte de popularité dans les sondages (près de 3 personnes disaient pourtant vouloir voter pour elle).
Cependant, au soir du vote, seuls 18 votants semblaient avoir gardé leur confiance à celle qui se voyait déjà comme le troisième " homme " de ce scrutin.
La campagne de Clémence fût pourtant exemplaire. On se rappelle en particulier du mémorable meeting du lundi précédent le scrutin, à la salle des fêtes de Orléans.
A cette occasion, elle avait publiquement reçu le soutien de Albert Cohen ainsi que des un livres en or massif (fort probablement financés par la caisse noire du parti des étudiante littéraires).
Le seul faux pas de Clémence pendant sa campagne fut, sans doute, la phrase de défit, désormais célèbre, Lancé à ses adversaires :"Je gagnerai grâce à la proéminence de mes yeux.".
Cette attaque, on le sait à présent, eu sur le plan de campagne de un effet déplorable. Piqués au vif, les autres candidats, à trois jours du scrutin, convoquaient une conférence de presse, afin de montrer leurs yeux à la nation. Ce qui jeta le discrédit sur la sois disant proéminences des yeux de et par voie de conséquence, ébranla son capital confiance et balaya toutes ses chances d'être élue.
A présent, il ne reste plus à qu'à retourner dans l'ombre (ce qu'elle fait de mieux depuis 1989 et à méditer son échec…

Pourtant, dès le début de sa campagne, lors d'une interview accordée à notre journal, Gustave Doré l'avait prévenu en disant : "Bien que les yeux de Clémence soient superbes, je ne pense pas que ce soit la le principal atout d'un chef d'Etat.".
Effectivement, les Français ont tranché, et Clémence a à présent 5 ans pour méditer cette remarque pleine de bon sens…]

http://ilsbohu.free.fr fun.

voici les prévision concernant les beliers pour le Mercredi 8 aout



De nouvelles opportunités professionnelles se présentent à vous. vous en prendrez concience, grâce à l'intervention de l'institutrice du village voisin qui se tortillera frénétiquement sur l'air de la danse des canards Cette révélation va vous bouleverser. Dites-vous alors que c'est tout à fait normal

Vous ne comprenez rien à cette prévision, c'est normal, un bon voyant parle par énigme.

Permettez-moi cependant un dernier conseil :
Evitez de passer sur une échelle. Entre 16H01 et 16h02

[Et ça me fait rire.]




mardi, août 07, 2007

See you later, aligator, for another summer love.

C'est l'été. Je l'ai enfin remarqué. Et c'est le retour de la folie et de l'indifférence, des envies exubérantes et de la liberté. [Je maudis déjà l'automne et la chute des feuilles.]

Je suis incapable de tenir un blog positif, il faut toujours à un moment que ça tombe dans le pathos.(C'est plus beau)

J'ai envie de faire la fête. Beaucoup. Envie d'aller à Paris (encore plus). Je voulais le voir (de moins en moins). Je veux l'avoir (et...?)
Demain on voit la Seine, on prend le train, les souvenir encore, le quartier Latin et la ville lumière. On rira beaucoup pour éviter de pleurer. Parceque les garçons sont des imbéciles et que nous aussi. Mais nos vies sont incroyables, ça peut bien nous suffire.
Il faudra aussi beaucoup de soleil. Si y en a pas, on fera sans.

Personne n'a encore remarqué que j'étais la pire. Ceux qui l'ont fait ont été évincé, par les autres. Et moi je reste un peu auréolée de pureté, beaucoup décadente mais on accepte, comme si depuis le temps j'étais irrattrapable. Peut-être. Mais quand j'en aurais marre d'être en même temps la princesse et la méchante sorcière de toutes ces histoires je redeviendrai sage. En attendant, décadence luxueuse. ça ne tue pas.

Je suis heureuse. Bien plus que depuis très longtemps.