jeudi, avril 06, 2006
lundi, avril 03, 2006
Nous sommes
Nous sommes la génération qui, ayant peur de ce que sera l'avenir, ne veux pas avoir d'enfant. Nous sommes la fin du monde.
Je veux partir loin d'ici, encore et encore, tourner en rond. Mais que fait-on de la liberté quand nous l'avons? Rien. Je repartirai un jour, dans pas trop longtemps pour être encore envie, avec quelqu'un. Presque toute seule mais un peu moins. Pas tout à fait libre mais beaucoup plus qu'ailleurs. Une euphorie joyeuse qui s'empare de l'être à l'annonce de l'espoir. Je partirai quand je veux où je voudrais.
Fugueuse dans l'âme, dans tout le corps, offerte à la liberté.
J'irais plus loin encore dans mon esprit et avec mon corps. Et je serais enfin parfaitement libre.
Mais on ne gagne pas ce jeu là.
Il faut pourtant bien le jouer.
Je veux partir loin d'ici, encore et encore, tourner en rond. Mais que fait-on de la liberté quand nous l'avons? Rien. Je repartirai un jour, dans pas trop longtemps pour être encore envie, avec quelqu'un. Presque toute seule mais un peu moins. Pas tout à fait libre mais beaucoup plus qu'ailleurs. Une euphorie joyeuse qui s'empare de l'être à l'annonce de l'espoir. Je partirai quand je veux où je voudrais.
Fugueuse dans l'âme, dans tout le corps, offerte à la liberté.
J'irais plus loin encore dans mon esprit et avec mon corps. Et je serais enfin parfaitement libre.
Mais on ne gagne pas ce jeu là.
Il faut pourtant bien le jouer.
dimanche, avril 02, 2006
A vrai dire.
La vérité est subjective. L'objectivité combien de temps faut-il pour l'atteindre?
Quand tout me blesse qu'est-ce qui compte encore?
Quand tout me touche, qui me voit encore?
Quand je grandis, qu'est-ce que ça peut faire?
On ne compte pour rien. Maintenant que ce monde vieilli nous devenons séniles.
J'aimerais bien partir des fois.
Quand tout me blesse qu'est-ce qui compte encore?
Quand tout me touche, qui me voit encore?
Quand je grandis, qu'est-ce que ça peut faire?
On ne compte pour rien. Maintenant que ce monde vieilli nous devenons séniles.
J'aimerais bien partir des fois.
samedi, avril 01, 2006
histoires de globes occulaires
Défaillir en une lente agonie.
Si j'omet mes globes occulaires qui me déchirrent par moment la boite cranienne et ma gorge que, vu la douleur intérieur, j'ai défoncé, tout va bien. La pensée qui, lorsque j'écarte les sensations gênantes, me tartine le cerveau, et, y a pas à dire, me tord coeur et ventre, va être appaisée. Maintenant ça va mieux, je vais grandir seule un peu plus avec un peu de distance, c'est très bien comme ça. Et tant pis pour ce qui arrivera.
[ Allô Maman bobo -Maman comment tu m'as fait j'suis pas beau]
En attendant je désespère. Pas trop quand même, mais j'attend c'est sur. C'est drôle je me dis que maintenant je n'ai plus peur, maintenant j'ai encore plus envie, maintenant je suis prête à partir, maintenant que plus personne ne m'attend. C'est dommage quand même, j'aurais pû jouer les enfants sauvages et égoïstes de A à Z quand même. Mais c'est trop tard maintenant.
[ Je suis assis rue d'Belleville -Au milieu d'une foule, -Et là, le temps, hémophile, -Coule.]
A quoi ça sert un monde? Mais les réflexions longues sur l'immensité sont retenues par un manque de connaissances. Il faut que je me saisisse moi dans mon intégralité pour comprendre quelquechose?
J'ai appris des choses au fur et à mesure mais lesquelles sont vraies? Et lesquelles fausses?
[J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rever que j'ai dix ans
Ça fait bientot quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré]
[Alain Souchon]
Si j'omet mes globes occulaires qui me déchirrent par moment la boite cranienne et ma gorge que, vu la douleur intérieur, j'ai défoncé, tout va bien. La pensée qui, lorsque j'écarte les sensations gênantes, me tartine le cerveau, et, y a pas à dire, me tord coeur et ventre, va être appaisée. Maintenant ça va mieux, je vais grandir seule un peu plus avec un peu de distance, c'est très bien comme ça. Et tant pis pour ce qui arrivera.
[ Allô Maman bobo -Maman comment tu m'as fait j'suis pas beau]
En attendant je désespère. Pas trop quand même, mais j'attend c'est sur. C'est drôle je me dis que maintenant je n'ai plus peur, maintenant j'ai encore plus envie, maintenant je suis prête à partir, maintenant que plus personne ne m'attend. C'est dommage quand même, j'aurais pû jouer les enfants sauvages et égoïstes de A à Z quand même. Mais c'est trop tard maintenant.
[ Je suis assis rue d'Belleville -Au milieu d'une foule, -Et là, le temps, hémophile, -Coule.]
A quoi ça sert un monde? Mais les réflexions longues sur l'immensité sont retenues par un manque de connaissances. Il faut que je me saisisse moi dans mon intégralité pour comprendre quelquechose?
J'ai appris des choses au fur et à mesure mais lesquelles sont vraies? Et lesquelles fausses?
[J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rever que j'ai dix ans
Ça fait bientot quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré]
[Alain Souchon]
Inscription à :
Articles (Atom)